LES ALTÉRATIONS FRÉQUENTES

↳ LE MANQUE DE PLANÉITÉ

Roulées et déroulées, déplacées, transportées ou acheminées vers leurs lieux de pratique, les thangkas subissent d’innombrables chocs mécaniques pouvant engendrer des déformations menant au manque de planéité.

 
 

L’élément commun à tout thangka, à la constitution d’un enduit, a sa cohésion avec la toile ou encore à la cohésion des particules de pigments minéraux entre eux est déterminé par le pourcentage de colle de peau qui y est joint.

Si, pour toutes sortes de raisons, la colle de peau vient à diminuer ou à manquer, c’est le lien entre chacun de ces éléments qui disparaît. L’enduit s’écaille, s’effrite et se délite, entraînant avec lui une partie de la couche picturale. Les pigments peu encollés aux rendus mats sont aussi les premiers à s’altérer. La toile une fois à nue devient alors totalement inerte, n’à plus aucune force, plus aucun aplomb. Elle se plie, se tord et s’affaisse sur elle-même. A l’endroit des éraflures et des manques se forment les rainures et les pliures.

Dans ce cas, l’encollage est une solution utilisée par les restaurateurs pour unir à nouveau les différents éléments entre eux et permettre la remise à plat de l’œuvre.

Une colle d’origine animale à faible pourcentage sera plongée dans un bain-marie et diluée avec de l’eau, puis appliquée au dos à l’aide d’un pinceau ou par vaporisation.

Le Thangka pourra alors être soit mis en tension, soit bénéficier d’un léger repassage, à très faible température, par le revers, en prenant soin de la protéger par un film de papier sulfurisé.

 

RÉSUMÉ : LA CONSERVATION-RESTAURATION

Je vous invite à découvrir dans ces chapitres , une partie de mon travail et de mes réalisations